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L’acquisition du langage et des habiletés en lecture et en écriture chez les enfants est un processus complexe, influencé par les caractéristiques biologiques et le milieu. La plupart des enfants suivent une progression type qui les amène à franchir une série d’étapes de croissance. Cependant, l’âge auquel ils arrivent à ces étapes varie d’un enfant à l’autre, selon le sexe, l’expérience vis-à-vis du langage, le statut socioéconomique et, à un degré moindre, le rang de naissance (Baker et Wigfield, 1999; Burchinal et al., 2002b; Nicoladis et Genesee, 1997). Malgré cette variabilité, la compréhension des différentes étapes peut aider les intervenantes des services de la petite enfance à surveiller et à favoriser la croissance des enfants.


Contents

Poupons : Premières étapes de l’acquisition du langage

À l’étape prélinguistique de la petite enfance, les enfants acquièrent un certain nombre d’habiletés qui donneront naissance à la communication verbale. Les nouveau-nés sont biologiquement préparés à prêter attention aux sons produits par la parole et à décomposer le langage en phrases, en mots et en sons. Les parents et les intervenantes peuvent stimuler cette capacité naturelle en parlant souvent aux enfants et en leur présence. Il est courant dans certaines cultures – y compris les cultures d’Europe et d’Amérique du Nord – de parler aux bébés et aux jeunes enfants à un rythme plus lent, avec un ton et une prononciation exagérés (p. ex. : « À qui ce beau bébé-là? À qui? »). Cette communication dirigée vers l’enfant – ou « motherese » en anglais – peut contribuer à favoriser la conscience du langage chez le nouveau-né. En les exposant à la communication dirigée vers eux et à d’autres modèles de langage, les poupons de cinq mois deviennent sensibles aux sons les plus courants de leur langue maternelle et peuvent distinguer les voix familières (Jusczyk, 2002). À sept mois et demi, les bébés arrivent à décomposer les phrases en mots et à huit mois, ils répondent d’habitude à quelques mots qui représentent des personnes (p. ex. : « maman », « papa » et le nom du bébé). À onze mois, les petits enfants comprennent entre dix et 150 mots (Fenson et al., 1994).

Dans le présent document, toutes les descriptions d'écart au niveau des capacités indiquent l'intervalle entre le dernier et le premier décile des enfants du groupe de référence.

Pendant que les enfants apprennent à comprendre le langage, ils acquièrent également les habiletés nécessaires à la production du langage. Les deux premiers mois de leur vie, ils s’expriment principalement en pleurant. À deux mois environ, les poupons commencent à gazouiller et, quelques mois plus tard, à babiller. Le gazouillement se caractérise par le son de voyelles (p. ex. : « aaaaiiii »); le babillage donne lieu à des combinaisons de voyelles et de consonnes (p. ex. : « babababa »). À trois mois environ, les bébés commencent à se livrer à des échanges vocaux à tour de rôle et, à huit mois, la structure de leurs vocalisations ressemble invariablement aux conversations : ils se taisent pendant que la personne soignante parle et recommencent à vocaliser lorsque la personne s’arrête pour écouter (de Boysson-Bardies, 1999). À onze mois environ, les bébés peuvent créer et utiliser des protomots, qui sont des combinaisons uniques de syllabes répétées pour désigner des objets précis (p. ex. : « baba » pour désigner une suce) (Robb, Bauer et Tyler, 1994). À cette période, certains enfants produisent de plus jusqu’à 20 vrais mots (Fenson et al., 1994). Les poupons à l’étape prélinguistique élaborent également des modes de communication non verbaux tels que l’attention conjointe. L’attention conjointe consiste pour l’enfant à suivre des yeux le regard que l’intervenante porte sur des objets et inversement. Par exemple, quand une intervenante regarde un ballon, le bébé peut suivre son regard et fixer le ballon lui aussi. Si l’intervenante nomme l’objet, le bébé commence à former des connexions entre le langage et le monde physique, ce qui élargit rapidement son vocabulaire (Campbell et Namy, 2003). Les bébés apprennent aussi à communiquer de façon non verbale par une indication du doigt, l’expression du visage et des signes de la main. Comme pour la communication verbale, l’utilisation des gestes par les poupons peut varier beaucoup. Par exemple, les bébés de 8 mois peuvent utiliser entre trois et 20 gestes; les petits de 14 mois peuvent en utiliser de 23 à 52.

TABLEAU 1

  Résumé des étapes d'acquisition du langage et d'éveil à la lecture et à l'écriture (chez le poupon)  

  Âge  

  Étape  

Nouveau-né
  • Le poupon sursaute quand il entend un grand bruit
  • Il se calme au son d'une voix familière
1 à 2 mois
  • Il sourit lorsqu'on lui parle
  • Il gazouille
3 à 7 mois
  • Il réagit différemment selon l'intonation (joie,colère)
  • Il babille
8 à 12 mois
  • Il tourne la tête vers le son
  • Il prête attention lorsqu'on lui parle
  • Il répond lorsqu'on l'appelle par son nom
  • Il comprend entre 5 et 200 mots (environ)
  • Il reconnaît des phrases tirées de jeux et de routines
    (p. ex.: coucou!)
(Fenson, et al., 1994; de Boyson-Bardies, 1999)



Tout-petits : Exploration du monde des mots

Vers l’âge de 12 mois et après, les enfants commencent à comprendre la parole et à parler afin de communiquer avec les autres et d’exprimer leurs besoins. Bien que les tout-petits n’enrichissent pas tous leur vocabulaire au même rythme, l’acquisition du langage a tendance à suivre la même séquence. Entre le 12e et le 24e mois, ils commencent à utiliser le langage holophrastique, où de simples mots changent de sens selon le contexte (Barrett, 1982). Par exemple, un tout-petit peut employer le mot « chandail » pour dire « le chandail est là-bas », « enfiler le chandail » ou « enlever le chandail ». On désigne souvent la prochaine étape sous le nom de langage télégraphique, en raison de sa similitude avec le langage utilisé d’ordinaire dans les télégrammes. Le langage télégraphique contient des phrases courtes composées de deux mots dont le sens est crucial pour le contenu, et la signification de ces phrases peut varier beaucoup selon le contexte (Bloom et al., 1975). Par exemple, « maman partir » peut vouloir dire « maman s’en va », « maman, je veux partir », « maman, je veux que tu partes » ou « est-ce que maman s’en va? » selon le contexte dans lequel la phrase est utilisée.

Entre 12 et 24 mois, les enfants comprennent beaucoup plus de mots qu’ils sont capables d’en former. À 12 mois, les tout-petits comprennent entre 25 et 200 mots et sont pourtant incapables d’en produire plus de 25 ou n’en produisent pas du tout (Fenson et al., 1994). Il y a des enfants qui élargissent leur vocabulaire parlé rapidement et en peu de temps (c’est ce qu’on appelle parfois « l’éclatement du vocabulaire »). D’autres enfants acquièrent le langage plus lentement sur une période plus longue (Fenson et al., 1994; Goldfield et Reznik, 1990). Durant la période préscolaire, les enfants au développement caractéristique apprennent 17 mots en moyenne par semaine jusqu’à l’âge de sept ans. Toutefois, le nombre de mots appris est fortement influencé par le milieu. De manière générale, ceux qui entendent moins de mots à la maison ou dans leur service de la petite enfance enrichissent plus lentement leur vocabulaire, soit à raison de 11 mots en moyenne par semaine les premières années (Biemiller, 2005). Ainsi à 24 mois, les tout-petits peuvent produire entre 50 et 550 mots (Fenson et al., 1994).

Les tout-petits font souvent des erreurs en prononçant de nouveaux mots (de Boysson-Bardies, 1999). Ils peuvent généraliser la signification des mots de façon impropre en leur donnant un sens trop large ou trop étroit. L’élargissement excessif du sens d’un mot se produit lorsqu’un tout-petit appelle tous les chiens « Charlemagne », pas seulement le sien. Inversement, le rétrécissement excessif du sens se produit lorsque le tout-petit emploie le mot « chien » pour désigner seulement son animal de compagnie et pas les autres chiens. Encore une fois, l’exposition au langage influence le nombre et le type de mots qu’apprend un enfant. Les intervenantes dans les services de la petite enfance peuvent favoriser l’acquisition du langage en élaborant et en utilisant un éventail de synonymes (p. ex. : gros, grand ou énorme) dans la vie de tous les jours (Hoff et Naigles, 2002).

Les tout-petits montrent qu’ils ont de plus en plus conscience du langage quand ils comprennent des mots et des phrases et qu’ils leur donnent suite sans suggestions de l’extérieur. À 13 mois environ, les tout-petits comprennent et répondent à certaines instructions verbales, telles que « regarde le chien qui dort », sans les suggestions du langage corporel ou du regard (Thomas et al., 1981). Au fil de leur développement, les enfants deviennent plus sensibles au rôle de chaque mot dans une phrase et aux autres aspects de la grammaire. À 20 mois, les enfants utilisent des indices de la structure de la phrase et du contexte pour extraire le sens des mots. Par exemple, lorsqu’ils entendent un nouveau mot inventé comme « alotte », les enfants utilisent le contexte de la phrase pour déterminer si ce mot est un nom propre (p. ex. : « voici Alotte ») ou un nom commun (p. ex. : « c’est une alotte ») (Bélanger et Hall, 2006).

La communication non verbale continue aussi de s’améliorer de façon constante pendant la période comprise entre le 12e et le 36e mois. Les tout-petits deviennent des experts en attention conjointe et commencent à comprendre la signification d’autres gestes non linguistiques (Behne, Carpenter et Tomasello, 2005). Dans le cadre d’une étude, des parents regardaient une boîte dépourvue d’intérêt qu’ils montraient du doigt. Les enfants de 14 mois ont suivi le signal non verbal de leurs parents et supposé qu’il y avait une raison de porter attention à cette boîte. En se fondant sur leur supposition, la plupart des enfants ont regardé à l’intérieur de la boîte et y ont trouvé une récompense (Behne, Carpenter et Tomasello, 2005). Cette étude montre que les enfants comprennent que les adultes ne se concentrent pas sur des gens ou des objets sans raison, et les tout-petits utilisent cette information pour orienter leurs actions.

TABLEAU 2

  Résumé des étapes d'acquisition du langage et d'éveil à la lecture et à l'écriture (chez le poupon)  

  Âge  

  Étape  

12 mois
  • Le tout-petit emploie jusqu'à 30 mots
12 à 18 mois
  • Il utilise les mots et les phrases appris de façon répétée
18 mois
  • Il emploie entre 10 et 250 mots
18 à 24 mois
  • Il emploie au moins 10 mots; il peut en employer autant que 550
  • Il comprend des instructions élémentaires, telles que
    << mets le livre sure la tablette >>
  • Il associe des mots pour former des phrases de deux mots
  • Il parle intelligiblement au moins les deux tiers du temps
  • Il emploie au moins deux pronoms correctement
    (p. ex.: je, vous, elle, il, nous, ils ou elles)
24 à 36 mois
  • Il emploie au moins 50 mots, mais peut en employer plus de 700
  • Il emploie la forme plurielle de certains noms
  • Il emploie la forme passée des verbes
  • Il connaît les principales parties du corps qu'il peut montrer du doigt lorsqu'on le lui demande
  • Il comprend la plupart des questions simples et y répond
  • Il prend part aux conversations brèves
  • Il connaît au moins trois prépositions (dans, sur, dessous)
Note: L'information présentée aux tableaux 2 á 4 fait l'unanimité des chercheurs, puisque ces étapes sont souvent citées dans des textes généraux et les sites Web (Boyson-Bardies, 1999; Child Development Institute, 2005; The Canadian Association of Speech-Language Pathologists and Audiologists (CASLPA), 2006; Fenson et al., 1994)



Enfants d’âge préscolaire (3 à 4 ans) : Jeu avec les lettres et la grammaire

Entre trois et quatre ans, les enfants formulent des énoncés de plus en plus élaborés et commencent à parler selon les règles de la grammaire. Ils emploient les formes marquant le pluriel ou le passé. Au début, lorsque les enfants apprennent à employer les affixes, ils risquent de les surgénéraliser. Par exemple, un enfant peut appliquer la règle générale lorsqu’il ne faut pas et dire « chevals » plutôt que « chevaux » ou « écrisais» plutôt que « écrivais ». La surgénéralisation des règles de grammaire, bien qu’incorrecte en principe, est un signe positif indiquant que les enfants les apprennent et les appliquent. Généralement, corriger les erreurs de ce type ne produit pas d’effet; elles se corrigent habituellement d’elles-mêmes au fil du temps (Marcus et al., 1992).

À trois ans, les premières habiletés relatives à la lecture et à l’écriture commencent à se perfectionner et continuent ensuite de progresser parallèlement aux capacités langagières. L’apprentissage de la lecture et de l’écriture est fortement influencé par le milieu physique et social fourni par les parents et les intervenantes auprès de la petite enfance (Jalongo et al., 2002). Par la lecture partagée de livres d’histoires, les enfants apprennent à tenir un livre, à tourner les pages dans l’ordre, à regarder les pages de gauche à droite et à suivre l’histoire à l’aide des illustrations. Durant la lecture, les enfants peuvent attribuer des étiquettes élémentaires et poser des questions sur le contenu visuel du livre. Par exemple, en réponse à la question « où est le canard? », l’enfant peut montrer l’image du doigt ou demander « c’est quoi? ». Les livres d’images simples sont particulièrement utiles pour favoriser l’apprentissage de ces capacités (Jalongo et al., 2002). L’apprentissage des enfants dépend aussi largement de l’enseignement direct. Par exemple, en suivant des instructions, les enfants de trois ans peuvent réciter l’alphabet et segmenter le son initial d’un mot (p. ex. : le « p » de « pot » ou le « m » de « maman »; Aram et Biron, 2004; Whitehurst et Lonigan, 1998). Les enfants à qui l’on a enseigné en bonne et due forme l’alphabet, la sensibilité phonologique (p. ex. : la capacité de reconnaître et de « manipuler » les sons dans les mots) et les habiletés liées à l’écriture réussissent mieux les tâches de lecture et d’écriture que les enfants plus âgés qui n’ont pas reçu cet enseignement (Aram et Biron, 2004).

TABLEAU 3

  Résumé des étapes d'acquisition du langage et d'éveil à la lecture et à l'écriture (chez l'enfant d'âge préscolaire)  

  Âge  

  Étape  

3 á 4 ans
  • Il nomme des objets courants dans des livres d'images ou des magazines
  • Il utilise des phrases de trois mots ou plus avec une grammaire qui ressemble souvent à celle des adultes
  • Il pose les questions qui, où et pourquoi
  • Il emploie souvent la forme passée
  • Il peut raconter une histoire simple
  • Il suit des instructions simples avec facilité même si l'objet cible n'est pas à portée de vue
  • Il répète des mots, des phrases, des syllables et des sons
Note: L'information présentée aux tableaux 2 á 4 fait l'unanimité des chercheurs, puisque ces étapes sont souvent citées dans des textes généraux et les sites Web (Boyson-Bardies, 1999; Child Development Institute, 2005; The Canadian Association of Speech-Language Pathologists and Audiologists (CASLPA), 2006; Fenson et al., 1994)



Enfants d’âge préscolaire (4 à 6 ans) : Liens entre langage et littératie

À quatre ans, nombre d’enfants participent à des activités ou à des leçons organisées et, à cinq ou six ans, beaucoup d’enfants sont inscrits à la maternelle, au jardin ou en première année. Durant les dernières années de la période préscolaire, le vocabulaire des enfants augmente à raison de 800 à 1 000 mots par année (Biemiller et Slonim, 2001). À la fin de leur cinquième année, les enfants peuvent comprendre et produire des milliers de mots (Anglin, 1993; Biemiller et Slonim, 2001). Les enfants se servent de leur vocabulaire en expansion pour produire un langage plus complexe. Les enfants d’âge préscolaire plus âgés commencent à employer habilement un langage et des conventions grammaticales pour formuler des questions (p. ex. : « qu’est-ce que j’ai mangé? », des énoncés négatifs (p. ex. : « je ne mangeais pas de carottes ») et des phrases complexes (p. ex. : « j’ai mangé du fromage et c’était délicieux »). Ils comprennent également les contrastes relationnels (p. ex. : grand–petit ou lourd–léger) et les emploient dans des phrases (p. ex. : « mon camion est plus gros que le tien »). À cinq ans de façon générale, les enfants comprennent et emploient la voie passive (p. ex. : « la voiture a été frappée par un camion ») (Shaffer, Wood et Willoughby, 2002).

À cette étape, la sensibilité phonologique est une habileté de plus en plus importante. Vers quatre ans, les enfants manifestent cette habileté en battant des mains à chaque syllabe ou son et en reconnaissant les rimes (p. ex. : plat et chat) (National Institute of Child Health and Human Development [NICHHD], 2000). À mesure que leur sensibilité phonologique augmente, les enfants sont capables de déterminer quel mot n’appartient pas à un groupe (p. ex. : bébé, bonbon, bonhomme, poupée) et de décomposer les mots en leurs parties (p. ex. : /p/- /l/-/a/ dans plat) (NICHHD, 2000).

Les enfants d’âge préscolaire plus âgés comprennent également mieux le langage écrit et les conventions de l’écriture. Les petits de quatre ans commencent à comprendre que les phrases se composent de mots, que les mots sont faits de lettres et que les lettres s’alignent d’une certaine façon sur la page (Levy et al., 2006). Beaucoup d’enfants de cinq ans arrivent à tenir un livre d’images, à tourner les pages correctement et à former un récit compréhensible fondé sur les images montrées (Jalongo et al., 2002). D’ordinaire, ils ont une bonne sensibilité aux caractères (p. ex. : l’orientation des lettres), mais ne peuvent pas distinguer les vrais mots (p. ex. : panier) des séries de consonnes et de voyelles (p. ex. : tetalo) ou des mots inventés (p. ex. : alotte) (Levy et al., 2006).

TABLEU 4

  Résumé des étapes d'acquisition du langage et d'éveil à la lecture et à l'écriture (chez l'enfant d'âge scolaire)  

  Âge  

  Étape  

4 à 6 ans
  • Il parle d'une façon que peuvent comprendre les adultes qui ne le connaissent pas
  • Il utilise de façon constante une grammaire qui ressemble à celle des adultes
  • Il utilise des phrases assez longues, dont certaines phrases complexes (p. ex. : << ma soeur joue au soccer et porte un uniforme >> ou << quand je serai grand, je porterai un uniforme moi aussi >>
  • Il connaît des contraires courants: dur-mou, grand-petit
  • Il compte jusqu'à 10 et comprend la notion des nombres jusqu'à 4 ou plus
  • Il répète des phrases contenant jusqu'à 9 mots
  • Il décrit l'utilisation d'objets courants (p. ex. : chaussure, chapeau, table)
  • Il emploie des mots descriptifs spontanément (p. ex. : << cette pâte à modeler est molle >>)
  • Il invente des rimes, y compris des rimes et des chansons dépourvues de sens
  • Il raconte une histoire complète, comportant un début, un milieu et une fin
  • Il prédit ce qui se va produire ensuite dans une histoire
Note: L'information présentée aux tableaux 2 á 4 fait l'unanimité des chercheurs, puisque ces étapes sont souvent citées dans des textes généraux et les sites Web (Boyson-Bardies, 1999; Child Development Institute, 2005; The Canadian Association of Speech-Language Pathologists and Audiologists (CASLPA), 2006; Fenson et al., 1994)



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